Affirmation

Pour n'avoir pas respecté le couvre-feu instauré depuis le 21 mars 2020 pour endiguer la propagation Coronavirus, des citoyens ont été violentés par les forces de l'ordre. Dans la foulée, sur les réseaux sociaux, des images montrant des scènes de tortures attribuées aux forces de sécurité sont devenues virales. Mais sont-elles vraiment toutes du Burkina Faso ?

Résultats

Faux, ces deux photos ne sont pas du Burkina Faso mais de la Guinée et du Nigeria.

 

Pour freiner la propagation de la maladie à coronavirus, le président du Faso a instauré un couvre-feu le 21 Mars 2020. Plusieurs images et vidéos devenues virales sur les réseaux sociaux montrent les forces de sécurité burkinabé malmenant certains citoyens qui ne respectent pas le couvre-feu. Toutes ces images sont –elles du Burkina Faso ? Fasocheck a vérifié deux d’entre elles qui ont particulièrement été partagées et commentées.

 

Le mercredi 25 mars 2020, une photo présentant un homme avec des traces de sévices sur le corps a été publiée par Aminata Rachow une web activiste burkinabè qui a 62.221 abonnés sur Facebook. Le message accompagnant la photo est : « une victime des bastonnades des FDS (Forces de Défense et de Sécurité) pendant le couvre-feu !! ça c’est un crime pas plus ».

 

Une recherche d’image inversée sur Google a permis de retrouver l’origine de la photo. Elle a été publié sur la page « Guinée-Conakry, cela a bien eu lieu » le 02 Mars avec comme message « Torture en Guinée ».


Cette page Facebook reprenait la publication d’un internaute du nom de Sadialliou Ufdg qui a 59 929 abonnés, le 29 février 2020. L’internaute parle de barbarie policière dans la commune de Ratoma (Conakry). La publication a 1096 commentaires et 3 876 partages.


Le média en ligne Couleur Guinée a réalisé une interview avec la victime.

 

Conclusion partielle1 : Cette image présentée comme preuve des sévices corporels des FDS au Burkina provient en fait de la Guinée et est même antérieure au mois de mars (première publication, le 29 février 2020).

 

L’image d’une femme portant des traces visibles de sévices corporels sur le dos a également été virale sur les réseaux sociaux dans la nuit du 22 au 23 mars. Elle est aussi présentée comme une victime des bastonnades des forces de sécurité burkinabè pour non-respect du couvre-feu.

 

La photo a été largement partagée et commentée sur TIRS CROISES (Politiques et Société), un groupe public de 251 286 membres sur Facebook.

 

Par les mêmes procédures de la recherche inversée d’image sur Google, on constate que l’image a été relayée en février 2019 par plusieurs medias en ligne du Nigeria. Ces medias citent des tweets qui ont relevé qu’il s’agit d’une femme violentée par son époux pour avoir été surprise en adultère avec le voisin.

 


Conclusion partielle 2 : Cette image présentée comme une preuve des sévices corporels des FDS au Burkina provient en faut du Nigeria et est même antérieure à 2020 (première publication, le 04 février 2019)

 

Conclusion générale

FAUX, ces deux photos ne sont pas du Burkina Faso mais de la Guinée et du Nigeria. Fasocheck a utilisé l’application de recherche d’image inversée de Google. Cette application permet de retrouver l’historique d’une image c’est-à-dire sa première date de publication et toute les fois où elle a été publiée sur le web.

 

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